Comment décidons-nous d'aller
voir un psy ?

Comment décidons-nous, un jour, d’aller voir un psy ?

Lorsque nous sommes confrontés à un problème, qu’il soit d’ordre professionnel, personnel, de santé, notre première réaction sera très probablement d’en parler avec notre entourage.

Nous pouvons ainsi nous confier à notre conjoint, à notre famille, à un ami, …

Le fait de confier ainsi notre difficulté à un Autre nous allège certainement d’un poids.

Nous avons tous dit ou entendu : « ça m’a fait du bien d’en parler. Je me sens tout de suite plus léger(ère). »

Cela suffit la plupart du temps. Les personnes qui nous connaissent bien sont souvent de bons conseils.

Seulement parfois, cela ne suffit pas :

Soit parce que la difficulté à laquelle nous sommes confrontés ne peut pas se partager avec ceux que nous aimons (peut-être parce que cela pourrait les blesser de nous savoir autant malheureux, ou encore peut-être parce qu’ils sont à l’origine de notre problème) ;

Soit parce que tous les conseils qu’ils nous procurent, avec pourtant toute la bonne volonté du monde, nous semblent impossibles à mettre en œuvre, irréalistes, ou hors de propos ;

Soit parce qu’avec leurs conseils (« tu devrais faire ça… » « Mais pourquoi tu n’as pas dit ça ou au lieu de ça ? »), nous nous sentons plus jugés qu’aidés.

En définitive, nous pouvons alors avoir l’impression de ne pas être compris.

Alors, nous pouvons être tentés de nous replier sur nous-mêmes, surtout si c’est ce que nous avons appris à faire, enfant, lorsque nous ressentions que l’entourage n’était pas en capacité ou en volonté de nous soutenir.

Nous pouvons changer changer d’air, sa coiffure, de voiture, de métier, de lieu d’habitation, de conjoint.

Parfois, cela fonctionne lorsque nous avons trouvé ce qui n’allait pas. L’élément changé nous permet d’être soulagé et de nous sentir à nouveau bien.

Mais parfois, même en changeant tout, le problème persiste. Nous pourrions tout changer, sauf lui.

On peut aussi être tenté par le fait de combler le vide par des excès. Excès de chocolat, de cigarettes, de réseaux sociaux, d’heures supplémentaires au travail, d’alcool, de partenaires amoureux, etc. pour se rendre compte au final qu’on a beau se remplir le corps et remplir sa vie d’un tas de choses, on se sent toujours aussi vide et seul. Quelle que soit la distraction choisie, finalement, on n’oublie rien.

Alors, il est peut-être temps de se lancer et d’affronter ce qui nous stresse, ce qui nous ronge, et d’aller en parler à une personne dont c’est le métier d’écouter.

Oui mais à qui ?

Je ne pourrais que trop vous conseiller d’en parler à quelqu’un qui a suivi une formation en psychologie.

Un psychologue a suivi 5 années d’études à l’université pour pouvoir obtenir ce titre. Dans la majeure partie des cas, il a effectué un travail sur lui-même (psychanalyse, psychothérapie) pour que ses propres représentations n’interfèrent pas avec son travail de psychologue.

Un psychanalyste a suivi un enseignement dans une école psychanalytique et a forcément lui-même fait une psychanalyse.

Un psychiatre est un médecin qui a suivi une spécialisation de 4 ou 5 ans en psychiatrie (Diplôme d’Etudes Spécialisées) au terme de 6 années d’études de médecine.

Il n’est pas rare de rencontrer des psychologues et des psychiatres ayant suivi une formation complémentaire en psychanalyse.

Malgré la formation, les diplômes, le psy reste un être humain. De ce fait, il est important de se sentir à l’aise, en confiance avec la personne qui se trouve face à nous et se propose de nous aider à aller mieux.

N’hésitez pas à questionner votre psy sur sa formation.

Les bienfaits de la psychothérapie

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