Pourquoi je déprime après les vacances ? Comprendre le blues de la rentrée

Pourquoi la rentrée me déprime ?

Comprendre le blues de la rentrée

Il y a d’abord le réveil.

Pendant les vacances, il sonnait peut-être plus tard, ou pas du tout. On ouvrait les yeux sans savoir immédiatement quel jour on était. On avait le temps de prendre un café tranquillement, de marcher, de lire quelques pages, de petit-déjeuner sans regarder l’heure.

Tout à coup, un matin, le réveil sonne. Il faut se lever. Retourner travailler. Reprendre les transports. Préparer les enfants. Répondre aux mails accumulés. Réorganiser les journées. Remettre une alarme. Reprendre les habitudes. Revenir à cette vie que l’on avait, quelques semaines auparavant, laissée derrière soi.

Souvent, avant que le tourbillon de la vie reprenne, quelque chose se serre à l’intérieur.

On pourrait pourtant penser que tout va bien, les vacances étaient agréables, on s’est reposé, on a dormi, on a vu des amis ou de la famille, on est parti quelques jours, on a profité du soleil (ou bien on a souffert de la canicule…), mais avant tout, on s’est reposé.

Alors pourquoi cette tristesse ? Pourquoi cette fatigue dès le retour ? Pourquoi cette impression de ne pas avoir envie de reprendre ? Pourquoi cette boule au ventre le dimanche soir ?

Surtout, la question culminante que l’on se pose est : pourquoi est-ce que je me sens mal alors que je viens de passer de bonnes vacances ?

Ce que l’on appelle communément le blues de la rentrée peut prendre des formes très différentes. Chez certaines personnes, il peut s’agir simplement d’un petit coup de blues qui disparaît après quelques jours. Chez d’autres, par contre, la rentrée agit plutôt comme un révélateur. Elle remet brutalement face à une vie, un travail, une relation ou un rythme que l’on avait réussi à mettre momentanément entre parenthèses.

De ce fait, si vous vous demandez « pourquoi la rentrée me déprime ? », il est peut-être intéressant de ne pas chercher immédiatement à faire disparaître ce sentiment, car, et si, au contraire, il avait quelque chose à vous dire ?

Le blues de la rentrée, c'est quoi exactement ?

Le « blues de la rentrée » n’est pas un diagnostic médical ou psychologique. Il s’agit plutôt d’une expression courante pour désigner cette période de baisse de moral, de fatigue, de nostalgie ou d’appréhension qui peut accompagner le retour aux habitudes quotidiennes après les vacances.

On peut avoir l’impression d’être triste sans vraiment savoir pourquoi, ne pas avoir envie de retrouver son travail, se montrer irritable pour des choses qui, habituellement, nous affectent peu, avoir du mal à se remettre dans le rythme, ressentir une grande fatigue, avoir envie de pleurer, être anxieux à l’idée de reprendre, avoir l’impression que les vacances sont passées beaucoup trop vite, ou simplement ressentir cette pensée un peu désagréable :

« Je ne veux pas que ça recommence. »

Parfois, cette phrase mérite que l’on s’y arrête, car « ça » peut désigner la rentrée elle-même, mais « ça » peut aussi désigner quelque chose de beaucoup plus large (et je ne parle pas d’un clown maléfique si vous avez la référence…)

Pourquoi est-on parfois déprimé après les vacances ?

Le retour de vacances constitue une transition. Les transitions, même lorsqu’elles sont positives, peuvent être déstabilisantes. En effet, pendant quelques jours ou quelques semaines, nous avons quitté notre cadre habituel, nous avons changé de rythme, parfois de lieu, parfois même de rôle.

Nous n’étions plus seulement salarié(e), parent, conjoint, étudiant ou responsable de mille et une choses. Nous étions simplement là. Nous avons peut-être retrouvé des activités que nous aimons. Nous avons davantage dormi, nous avons passé du temps avec certaines personnes que nous aimons, nous avons marché, nagé, lu, voyagé, bricolé, parlé, ri.
Puis tout s’arrête.
Le contraste peut être particulièrement brutal.

Ce n’est donc pas nécessairement parce que les vacances étaient extraordinaires que le retour est difficile. C’est plutôt le contraste entre les deux vies qui fait mal. Pendant les vacances, certaines contraintes disparaissent temporairement. Au retour, elles réapparaissent toutes en même temps, avec elles, les pensées que l’on n’avait pas forcément envie de retrouver.

« J'étais tellement bien en vacances… pourquoi je vais mal maintenant ? »

C’est une question que l’on pourrait presque retourner. Peut-être que vous n’allez pas mal à cause de la fin des vacances, mais plutôt parce que les vacances vous ont permis de constater à quel point vous étiez fatigué(e), ou à quel point vous aviez besoin de ralentir, ou à quel point votre travail ne vous convient plus, à quel point vous avez peu de temps pour vous dans votre quotidien, ou encore à quel point vous vous sentez seul(e) lorsque la parenthèse des vacances se referme.

Les vacances peuvent naturellement créer une sorte de suspension. Dans cette suspension, certaines choses deviennent plus visibles. On se rend compte que l’on dort beaucoup mieux quand personne ne nous demande rien, que l’on est de meilleure humeur lorsqu’on ne passe pas sa journée devant un écran, que l’on aime finalement beaucoup marcher, que l’on a besoin de voir davantage ses proches, que l’on aimerait avoir plus de temps, que l’on n’a plus envie de courir en permanence…

Dans ces cas-là, une pensée apparaît :

« Est-ce vraiment comme ça que j’ai envie de vivre toute l’année ? »

Cette question peut être inconfortable, mais elle n’est pas forcément négative.

La rentrée peut être un révélateur

Il y a une différence importante entre ne pas aimer la rentrée et ne plus supporter sa vie quotidienne.

Dans le premier cas, il peut simplement être difficile de passer d’un rythme détendu à un rythme plus contraignant. Cela peut être également une reviviscence du temps où nous étions écolier…

Dans le second, le malaise peut être plus profond. Les vacances ont alors simplement permis de mettre la souffrance à distance pendant quelques temps.

Imaginez une personne qui travaille depuis plusieurs mois dans un environnement qui ne lui convient plus. Elle se lève fatiguée, elle compte les heures, elle attend le week-end. Le dimanche soir, elle pense déjà au lundi.

Mais pendant les vacances, tout cela disparaît. Elle respire, elle dort, elle retrouve un peu d’énergie. Elle se surprend même à penser :

« En fait, je vais bien. »

Puis vient la rentrée. Le premier lundi arrive et avec lui, cette boule au ventre, cette fatigue, cette impression de retomber dans quelque chose dont on ne voulait plus.

Dans ce cas, la rentrée n’a peut-être pas créé le problème.

Elle l’a simplement remis au premier plan.

C’est notamment ce qui peut arriver lorsque l’on souffre au travail ou lorsque l’on a progressivement perdu le sens de ce que l’on fait.

J’ai consacré un article à cette question : Que faire quand on déteste son travail ?

En effet, parfois, derrière un « je n’ai pas envie de reprendre » se cache une question beaucoup plus importante :

« Qu’est-ce qui, dans ma vie actuelle, ne me convient plus ? »

Pourquoi retourner travailler peut-il être si difficile ?

Le travail occupe une place considérable dans notre quotidien. Il structure nos journées, nos semaines et parfois même notre identité.

Quand on reprend le travail après les vacances, ce n’est donc pas seulement un agenda que l’on retrouve. On retrouve des responsabilités, des collègues, une hiérarchie, des objectifs, des contraintes, des réunions, des délais, des sollicitations, parfois des conflits, parfois de l’ennui, parfois une pression constante, d’autres fois, la sensation de ne pas être exactement à sa place.

Avec tout ceci, on peut alors avoir l’impression d’être « paresseux » parce que l’on n’a aucune envie de retourner travailler, cependant, la question mérite d’être posée autrement.

Qu’est-ce qui rend cette reprise si difficile ?

Est-ce le travail en lui-même ? Le rythme ? Les horaires ? Le trajet ? Le manque de reconnaissance ? La charge mentale ? Le management ? Les relations avec les collègues ? Le manque de sens ? Ou simplement le fait de retrouver une vie dans laquelle il n’y a presque plus de place pour soi ?

Si vous vous reconnaissez dans ce questionnement, l’article Comment trouver du sens dans son travail ? peut également vous aider à approfondir cette réflexion.

Il est possible aussi de se demander si ce n’était pas le travail la véritable difficulté, mais le rythme qui posait problème ?

En effet, il est également possible d’aimer son métier et de souffrir de son rythme de vie. C’est une nuance importante. On peut aimer son travail et être épuisé(e) par les horaires. De la même manière, on peut aimer ses enfants et être épuisé(e) par la charge parentale, aimer sa vie et avoir besoin de davantage de solitude, ou encore aimer ses proches et manquer cruellement de temps pour soi.

Les vacances peuvent alors faire émerger une prise de conscience simple :

« J’ai besoin de cette respiration beaucoup plus souvent. »

Le problème n’est pas forcément qu’il faudrait tout changer.

Il peut simplement être nécessaire de retrouver quelques espaces de respiration dans le quotidien. Pour cela, encore faut-il s’autoriser à reconnaître que quelque chose ne va pas.

Pourquoi la rentrée peut-elle provoquer de l'angoisse ?

Pour certaines personnes, la rentrée n’est pas seulement associée à de la tristesse. Elle provoque une véritable anxiété.

Le cerveau recommence à anticiper :
« Est-ce que je vais réussir à tout gérer ? »
« Est-ce que je vais tenir cette année ? »
« Comment vais-je faire avec les enfants ? »
« Est-ce que mon travail va encore être supportable ? »
« Et si je n’arrive pas à suivre ? »
« Et si quelque chose se passe mal ? »
L’angoisse fonctionne beaucoup autour de l’anticipation. Le problème n’est donc pas nécessairement ce qui se passe aujourd’hui, mais tout ce que l’on imagine devoir affronter demain. Nombreux sont ceux qui peuvent passer une journée entière à vivre mentalement les semaines à venir avant même qu’elles ne commencent.

C’est précisément ce mécanisme qui peut donner cette impression étrange d’être déjà épuisé(e) alors que la rentrée n’a même pas réellement commencé.

Si vous avez tendance à vous retrouver prisonnier de vos pensées, vous pouvez également lire Pourquoi je pense trop ?, qui aborde plus largement ces mécanismes de pensées incessantes et de rumination.

Lorsque l’anxiété devient très physique (avec le cœur qui s’accélère, une sensation d’étouffement, des tremblements, des vertiges, une impression de perdre le contrôle), il peut aussi être utile de comprendre le mécanisme d’une crise d’angoisse.

Pourquoi la rentrée peut-elle donner l'impression de perdre sa liberté ?

Les vacances sont aussi une période durant laquelle nous avons davantage le sentiment de choisir. Choisir l’heure à laquelle nous nous levons, ce que nous allons faire, où nous allons, quand nous allons manger, ou encore choisir de ne rien faire.

Ce sentiment de liberté peut être particulièrement précieux pour certaines personnes.

Au retour des vacances, les contraintes reprennent. Mais très souvent, ce qui est difficile n’est pas tant la contrainte elle-même que le sentiment de ne plus avoir de choix.

Nous devons être quelque part à telle heure, répondre à telle demande, faire ceci avant cela.

La journée est déjà organisée avant même d’avoir commencé !

Néanmoins, avoir le sentiment de pouvoir choisir est un besoin psychologique important. C’est pourquoi certaines personnes vivent particulièrement mal les périodes de reprise. Elles ont l’impression de retrouver une existence entièrement dictée par les obligations. Cela peut faire émerger une question essentielle :

Quelle place est-ce que je laisse à mes propres besoins dans ma vie ?

« Je vais plutôt bien, mais quelque chose ne va pas »

Il existe aussi un autre scénario, beaucoup plus discret. Vous n’êtes pas réellement « déprimé(e) », vous continuez à travailler, vous voyez vos amis, vous faites ce qu’il faut, vous souriez, vous avancez et pourtant… Quelque chose ne va pas. Vous vous sentez vidé, vous avez moins envie de choses, vous êtes facilement irritable, vous avez l’impression de fonctionner en mode pilote automatique.

Les vacances vous ont fait du bien, mais leur fin vous fait particulièrement mal.

Dans ce cas, la rentrée peut agir comme un révélateur d’un mal-être plus diffus. Ce n’est pas forcément spectaculaire. C’est précisément pour cette raison qu’on peut avoir tendance à minimiser ce que l’on ressent.

« Je n’ai pas de raison d’aller mal. »
« Il y a pire. »
« Je devrais être content, j’ai passé de bonnes vacances. »
« Tout va bien sur le papier. »
Pourtant, la souffrance psychologique n’a pas toujours une cause immédiatement identifiable. Il n’est pas nécessaire d’attendre d’aller très mal pour commencer à s’interroger.

J’ai justement écrit un article sur cette situation : Je vais « plutôt bien », mais quelque chose ne va pas.

Comment savoir si c'est simplement le blues de la rentrée ?

C’est probablement l’une des questions les plus importantes, car il serait dommage de considérer chaque baisse de moral de septembre comme le signe d’un problème psychologique.

Une période de transition peut être fatigante. Il faut parfois simplement quelques jours pour retrouver son rythme, le sommeil doit se réorganiser, le quotidien reprend, l’énergie revient progressivement et la nostalgie des vacances s’atténue.

Dans ce cas, le blues de la rentrée est transitoire.

Mais certains signes méritent davantage d’attention.

Par exemple, si la tristesse ou l’angoisse deviennent intenses ou durent, si vous n’avez plus goût à grand-chose, si votre sommeil ou votre appétit sont fortement perturbés, si vous avez beaucoup de mal à fonctionner au quotidien, ou si vous avez le sentiment de ne plus réussir à faire face, il peut être important d’en parler à un professionnel.

La question n’est alors plus seulement :
« Comment réussir ma rentrée ? »
Mais :
« Comment est-ce que je vais réellement en ce moment ? »
Cette distinction est très importante.

Comment mieux vivre le retour de vacances ?

Il n’existe pas de méthode magique pour ne pas avoir le blues de la rentrée, mais il est possible de rendre cette transition plus douce.

Ne cherchez pas immédiatement à retrouver votre rythme habituel

Après plusieurs semaines différentes, il est normal de ne pas être immédiatement à 100 %. Nous vivons dans une culture où il faudrait reprendre « à fond » dès le premier jour. Pourquoi ?

La rentrée n’est pas un examen. Vous avez le droit d’être encore un peu en vacances dans votre tête.

Ne remplissez pas immédiatement tout votre agenda

La rentrée peut donner envie de tout remettre en ordre : les rendez-vous, le sport, les démarches administratives, les sorties, les obligations, les projets.

En quelques jours, l’agenda redevient saturé…

Laissez-vous un peu d’espace.

Le vide n’est pas forcément du temps perdu.

Essayez de conserver quelques habitudes des vacances

Si vous avez aimé marcher le soir, continuez. Si vous avez aimé lire avant de dormir, gardez ce moment. Si vous avez aimé prendre votre petit-déjeuner tranquillement, voyez s’il est possible de préserver un peu de cette habitude.

L’objectif n’est pas de vivre en permanence comme pendant les vacances. Ce serait impossible. Il s’agirait plutôt de ne pas considérer que tout ce qui vous faisait du bien doit disparaître dès le retour.

Demandez-vous ce que les vacances vous ont appris sur vous

Cela peut être une question très intéressante.

Qu’est-ce qui vous a fait du bien ?
Le calme ?
Le sommeil ?
La nature ?
Le fait de ne pas être joignable ?
Le temps passé avec certaines personnes ?
Le sentiment de ne pas être pressé(e) ?
Le fait de ne pas travailler ?
La possibilité de faire les choses à votre rythme ?

Derrière chacune de ces réponses se trouve peut-être un besoin. Il est important de se pencher régulièrement sur ses besoins car ce sont des informations précieuses.

Ne transformez pas votre rentrée en nouveau projet de performance

Il y a quelque chose d’assez paradoxal avec la rentrée. Elle arrive souvent accompagnée d’une nouvelle liste d’injonctions (Faire du sport, manger sainement, se lever tôt, être organisé(e), être productif(ve), se remettre au travail, lire davantage, faire des économies, prendre soin de soi, réussir sa rentrée).

Comme si nous devions profiter du mois de septembre pour devenir une nouvelle version, améliorée, optimisée et parfaitement organisée de nous-mêmes. Un peu comme nous liste de bonnes résolutions du 1er de l’an… Mais peut-être que vous n’avez pas besoin de devenir quelqu’un d’autre. Peut-être avez-vous simplement besoin d’écouter un peu mieux la personne que vous êtes déjà.

La rentrée n’a pas besoin d’être un nouveau départ spectaculaire. Elle peut simplement être une reprise, avec ses hésitations, ses imperfections, sa fatigue et ses petits ajustements.

Et si la tristesse de la rentrée avait quelque chose à vous apprendre ?

C’est probablement la question à laquelle j’aimerais le plus vous faire réfléchir. Nous cherchons souvent à faire disparaître rapidement ce qui nous dérange.

Nous voulons ne plus être anxieux, ne plus être triste, ne plus penser, ne plus avoir peur, ne plus ressentir cette boule dans le ventre.

Cependant, une émotion n’est pas toujours un obstacle à supprimer.

En effet, elle peut aussi être une information. La tristesse peut parler d’un manque, l’angoisse peut parler d’une peur, la fatigue peut parler d’une surcharge, l’irritabilité peut signaler que nos limites sont dépassées et le blues de la rentrée peut parfois nous montrer que quelque chose, dans notre quotidien, mérite d’être regardé autrement.

Cela ne signifie pas qu’il faut démissionner le lendemain, quitter son conjoint, changer de ville ou encore tout recommencer.

Ce sont rarement les émotions qui doivent décider à notre place.

Mais elles peuvent nous aider à poser les bonnes questions.

Qu’est-ce qui me manque ?

Qu’est-ce qui m’épuise ?

Qu’est-ce que j’ai retrouvé pendant les vacances que j’avais perdu dans mon quotidien ?

Qu’est-ce que je ne veux plus continuer à vivre de la même manière ?

De quoi ai-je réellement besoin ?

Parfois, les réponses sont simples, d’autres fois, elles le sont beaucoup moins.

Quand consulter un psychologue pour un mal-être lié à la rentrée ?

  • Consulter un psychologue ne signifie pas nécessairement que l’on souffre d’une maladie ou que la situation est devenue « grave ». On peut consulter parce que l’on se sent perdu(e), qu’une situation revient sans cesse, que l’on n’arrive plus à comprendre ce que l’on ressent, que l’on a besoin de prendre une décision, qu’une période de transition devient difficile, ou simplement parce qu’on sent que l’on tourne en rond.

    La rentrée peut justement être le moment où cette envie de faire le point apparaît.

    Une thérapie peut alors offrir un espace différent de celui du quotidien, c’est-à-dire un endroit où l’on peut ralentir, mettre des mots sur ce qui se passe, comprendre certains mécanismes et retrouver progressivement une capacité de choix.

    J’explique plus en détail à quoi sert une thérapie et dans quelles situations elle peut être utile.

    Il n’est pas nécessaire d’attendre d’avoir une explication parfaitement claire pour demander de l’aide.

    Parfois, on commence simplement par : « Je ne sais pas vraiment ce qui ne va pas, mais je ne me sens plus très bien. » C’est déjà une raison suffisante pour commencer à en parler.

La rentrée ne devrait pas forcément être le moment où l'on recommence à subir

Il y a peut-être une autre manière de regarder septembre, à savoir, non pas comme le moment où les vacances se terminent et où il faut retourner à la « vraie vie », mais comme un moment où l’on peut observer ce que les vacances ont changé en nous, ce qu’elles nous ont permis de retrouver, ce qu’elles nous ont fait comprendre, ce qu’elles ont rendu plus évident.

Peut-être avez-vous découvert que vous aviez besoin de ralentir.
Peut-être que vous avez compris que votre travail ne vous convient plus.

Peut-être avez-vous réalisé que vous avez besoin de davantage de lien.
Ou de solitude.
Peut-être avez-vous simplement constaté que vous étiez beaucoup plus fatigué que vous ne le pensiez.

Il n’est pas nécessaire d’avoir immédiatement la solution.

Prendre conscience est déjà une étape.

Alors, si cette rentrée vous donne le cafard, ne vous reprochez pas trop vite de manquer de motivation.

Avant de chercher à vous forcer à aller mieux, prenez peut-être quelques instants pour vous demander :

Qu'est-ce que cette rentrée est en train de réveiller en moi ?

Par moments, le problème n’est pas que l’on n’arrive pas à retourner à sa vie. Il semblerait plutôt, que, pendant les vacances, on a enfin eu le temps de réaliser que l’on aimerait peut-être en changer certains morceaux.

Cette prise de conscience, même inconfortable, peut devenir le début de quelque chose.

En résumé : pourquoi la rentrée me déprime ?

Le blues de la rentrée peut être lié à de nombreuses choses : la fatigue, le changement de rythme, l’anticipation, le stress du travail, la perte de liberté, la nostalgie des vacances ou simplement la difficulté à retrouver les contraintes du quotidien.

Mais parfois, la déprime après les vacances révèle un mal-être plus ancien.

Les vacances peuvent créer une parenthèse dans laquelle on respire davantage. Le retour nous remet alors face à ce qui nous pesait déjà avant de partir.

Si votre malaise persiste, devient important ou vous empêche de fonctionner normalement, il peut être utile de ne pas rester seul(e) avec ce que vous ressentez.

Si vous avez simplement besoin de comprendre ce qui se passe en vous, un accompagnement psychologique peut également constituer un espace pour prendre du recul, mettre des mots et retrouver progressivement une direction.

 

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Parce qu’il n’est pas toujours nécessaire d’attendre d’aller vraiment mal pour commencer à prendre soin de soi.

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